Le nouveau congé supplémentaire de naissance
Un nouveau congé de naissance entre en vigueur le 1er janvier 2026. Toutefois, sa mise en œuvre effective n’interviendra qu’à partir du 1er juillet 2026. Il est donc important d’en connaître les règles dès maintenant.
1) Bénéficiaires
Tous les salariés peuvent bénéficier de ce congé, sans condition d’ancienneté, à condition d’avoir épuisé leurs droits au congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou au congé d’adoption.
Cette condition ne s’applique pas aux salariés qui ne remplissent pas les critères permettant de percevoir les indemnités journalières de la Sécurité sociale.
Les travailleurs indépendants peuvent également bénéficier du congé supplémentaire de naissance.
2) Durée du congé
Le salarié peut choisir un congé d’un ou de deux mois. Il peut prendre ces deux mois en une seule fois ou les répartir en deux périodes d’un mois.
Le congé doit être pris dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer.
Pour les enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 31 mai 2026, ce délai est prolongé jusqu’au 31 mars 2027.
Le salarié doit informer son employeur un mois avant la date souhaitée, par lettre recommandée ou remise contre récépissé.
Ce délai est réduit à quinze jours lorsque le congé est pris immédiatement après un congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption.
3) Situation du salarié pendant le congé
Pour bénéficier de l’indemnisation, le salarié doit cesser toute activité et justifier de six mois d’affiliation.
Il perçoit 70 % de l’indemnité journalière de maternité pendant le premier mois, puis 60 % pendant le second mois.
À ce jour, la loi n’impose aucune obligation de maintien de salaire à l’employeur.
Pendant toute la durée du congé, le salarié bénéficie d’une protection contre le licenciement. Cette protection ne s’applique toutefois pas en cas de faute grave ou lorsqu’il est impossible de maintenir le contrat pour un motif étranger à l’arrivée de l’enfant.
4) Retour du salarié
À l’issue du congé, le salarié retrouve son poste ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.
Il bénéficie également d’un entretien professionnel s’il n’en a pas déjà eu un à la suite d’un congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption.
En cas de décès de l’enfant ou de diminution importante des ressources du foyer, le salarié peut demander une reprise anticipée de son activité. Il doit alors informer son employeur au moins huit jours avant son retour.